|
VENDREDI 17 AVRIL 2026 - C'EST
AUJOURD'HUI !
À L’OCCASION DE LA JOURNÉE
INTERNATIONALE DE SOLIDARITÉ AVEC LES PRISONNIER-ES PALESTINIEN-NES
Par
Association France Palestine Solidarité du Pays de Morlaix
https://www.facebook.com/afpspaysdemorlaix/
Cette année, il s’agit de dénoncer
particulièrement l’emprisonnement et la torture devenue systémique des
prisonniers politiques palestiniens mais aussi la loi votée par la
Knesset instaurant une peine de mort par pendaison, réservée aux
seuls Palestiniens. Une loi évidemment contraire au droit
international et au droit humanitaire le plus élémentaire qui s’inscrit
dans le régime d’apartheid israélien. Elle vise tous les Palestiniens,
qu’ils vivent en Israël, via les tribunaux civils israéliens, ou en
Cisjordanie dans les tribunaux militaires.
Les arrestations violentes, massives, la
torture généralisée, les violences sexuelles, les viols, les conditions
de détention pires que jamais sont un outil de déshumanisation, de
répression, de harcèlement et de maintien dans l’insécurité permanente de
la population palestinienne.
Depuis le 7 octobre 2023, le nombre
d’arrestations (22 000 dont plus de 1 700 mineurs et 650 femmes) a
augmenté de façon exponentielle. Plus de 9 600 prisonnier·es
politiques sont détenu·es dans les prisons israéliennes à début avril,
dont 350 enfants et 84 femmes, 41 journalistes. Parmi eux, plus de
la moitié sont emprisonnés sans connaître les motifs de leur détention,
pour une durée indéterminée sous le régime de la « détention
administrative ». Plusieurs centaines de prisonnier·es de Gaza
ont disparu et 89 prisonniers sont morts en prison (326 depuis
1967).
Le système carcéral, imposé au peuple
palestinien est contraire au droit international. Il est un instrument
institutionnel du génocide et du nettoyage ethnique en cours en Palestine
occupée. Infligeant de graves préjudices physiques et psychologiques aux
Palestiniens en tant que groupe, il est l’un des principaux outils de la
domination coloniale que le régime d'apartheid israélien veut imposer.
Plusieurs rapports
d'ONG israéliennes et internationales l’ont documenté pour le
dénoncer. Plus récemment, c’est la rapporteuse de l’ONU sur le
Territoire occupé, Francesca Albanese qui a écrit que « la
torture est devenue une "doctrine d’État" en Israël, un régime
d’humiliation, de souffrance et d’avilissement organisé, avec des
punitions collectives et des conditions de détention manifestement
déshumanisantes » à l’encontre des Palestinien-nes.
Les conditions d’arrestation,
d’interrogatoire, de détention, les punitions collectives violent le droit
international humanitaire (droit de la guerre), y compris les Conventions
signées par l’État israélien.
En ce 17 avril, journée
internationale de solidarité avec les prisonniers politiques
palestiniens, l’AFPS dénonce la violation permanente et institutionnalisée
du droit international par l’État d’Israël et apporte tout son soutien à
la lutte du peuple palestinien pour le respect de ses droits.
Les États, dont la France, doivent
prendre des mesures immédiates pour imposer à l’État israélien le respect
du droit international au lieu de continuer à lui laisser commettre ses
crimes en lui assurant une impunité totale. Les condamnations
verbales sont sans effet, il faut des sanctions, économiques, politiques
et diplomatiques.
La France doit exiger
la libération de tou·tes les prisonnier·es politiques palestinien·nes au
premier rang desquels les deux leaders Marwan Barghouthi et Ahmad Saadat.
Le peuple palestinien
reste debout, témoigne, résiste, nous restons à ses côtés.
|